Brexit or not Brexit?

A quelques jours du Brexit, programmé pour le 29 mars, la Première ministre britannique Theresa May se rendra à nouveau à Bruxelles. Le lendemain, mardi 12 mars, les députés britanniques seront censés se prononcer sur un nouvel accord de sortie.

Toujours pas de solutions 

Dans 20 jours, le Royaume-Uni doit sortir de l’Union européenne. Toutefois, après le refus en janvier dernier de la part du Parlement britannique de l’accord qui avaient été négocié entre Theresa May et Miche Barnier, les discussions sont toujours au point mort.

Le divorce sera-t-il brutal, ou un « deal«  sera-t-il conclu in extremis pour organiser les relations futures ? La Première ministre britannique Theresa May devrait se rendre une énième fois à Bruxelles lundi 11 mars, pour d’ultimes tractations, principalement sur la question du backstop.

C’est ce dispositif, visant à empêcher le retour d’une frontière physique entre l’Irlande et l’Irlande du Nord, qui fâche toujours de nombreux députés britanniques. Leur crainte : qu’il les empêche de mener une politique commerciale indépendante après le Brexit.

Ils réclament donc, dans l’accord de retrait, des garanties sur une date d’expiration de ce « filet de sécurité ».

Prochain vote le 12 mars

Theresa May se retrouve donc dans une situation très délicate, alors que les députés de son pays sont censés se prononcer le mardi 12 mars prochain sur un « nouvel » accord amendé par les Européens.

De toute façon, même si un nouvel accord serait trouvé, la probabilité que les parlementaires britanniques l’approuvent semble faible. 

Si Westminster refuse à nouveau le deal qui lui est soumis, Theresa May devra passer aux étapes suivantes de sa stratégie. Dans un premier temps, le 13 mars, elle devrait faire voter les députés britanniques : seraient-ils prêts à accepter un divorce net le 29 mars à minuit ?

S’ils refusent également ce scénario, la cheffe du gouvernement leur soumettra le 14 mars une proposition de report « limité » du Brexit.

La participation des Britanniques aux européennes, est-elle possible?

A ce stade, la Première ministre ne serait prête à accepter qu’un délai supplémentaire de trois mois, donc jusqu’à la fin juin 2019. Une prolongation de courte durée, serait-elle suffisante pour sortir de l’impasse?

Cette date est bien l’extrême limite pour que les tractations du Brexit ne viennent pas parasiter les élections européennes. Ces dernières se tiendront du 23 au 26 mai et les eurodéputés élus prendront leurs fonctions à partir du 1er juillet.

Or les traités sont formels : tout Etat membre de l’UE doit envoyer des représentants au Parlement européen. Pour le dire encore plus clairement, si le Royaume-Uni faisait encore partie de l’Union le 1er juillet 2019, des eurodéputés britanniques devraient avoir été élus.

L’idée est à ce jour rejetée par Theresa May. 

 

 

Sources et pour plus d’informations :

Brexit : ultimes négociations pour éviter le no deal, les douaniers entrent en grève (Toute l’Europe) 

Un report de la date du Brexit de plus en plus probable (Les Echos)

Image à la une : Pixabay (free download)