L’euro fête son 20e anniversaire

Le 1 er janvier 1999 l’ Allemagne, l’Autriche, la Belgique, l’Espagne, la Finlande, la France, l’Irlande, l’Italie, le Luxembourge, les Pays-Bas et le Portugal lançaient une monnaie commune, l’euro, en introduisant une politique monétaire commune gérée par la Banque centrale européenne.

Aujourd’hui, l’euro est la monnaie de 340 millions d’Européens et est présente dans 19 États membres, appelés la zone euro.

Certains pays ont délibérément choisi de ne pas y participer, tandis que d’autres ne satisfont pas encore les critères économiques nécessaires pour la rejoindre.

En effet, tous les pays participant à l’Union économique et monétaire (traité de Maastricht 1992), sont censés adopter un jour la monnaie unique. Toutefois, le Danemark et le Royaume-Uni ont obtenu une clause d’exemption dans le traité (opt-out). Par ailleurs, la Suède, suite à un référendum en 2003, se maintient intentionnellement hors des critères de convergence prévus dans le traité de Maastricht. 

 

 

La gouvernance de la zone euro

Depuis la création de l’euro, la responsabilité de la politique monétaire a été confiée à la Banque centrale européenne et aux banques centrales nationales des Etats membres de la zone.

Au contraire, la politique fiscale (impôt et dépenses publiques) et la politique économique (emploi, pension et marchés des capitaux) restent des compétences nationales, bien qu’encadrées par les règles de coordination de l’UEM.

La Banque centrale européenne est la seule institution à pouvoir émettre l’euro comme monnaie commune et unique.

Elle s’occupe également de définir les grandes orientations de politique monétaire et de gérer la politique de change dans les 19 pays. Elle détient et gère les réserves de change des États membres et assure le bon fonctionnement des systèmes de paiement. 

Outre la BCE, l’Eurogroupe joue un rôle très important dans la politique économique de la zone.

Il s’agit d’un organe informel qui est toutefois la vraie instance décisionnaire sur la monnaie unique : lors du Conseil ECOFIN, qui rassemble les 28 ministres de l’Economie et des Finances, les représentants des États membres qui ne font pas partie de la zone euro ne votent pas sur les dossiers le concernant. 

Mario Draghi, président de la Banque centrale européenne, dresse lui un bilan positif: «L’euro était une conséquence logique et nécessaire du marché unique. Il facilite les déplacements, le commerce et les transactions dans la zone euro et au-delà. Vingt ans après sa création, une génération entière d’Européens n’a jamais connu d’autre monnaie nationale..»

 

Sources:

Toute l’Europe

Commission européenne – Communiqué de presse